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La redécouverte du cannabis en Occident : le Bengale et le Caire

  • Jun 22nd 2020
    7 mins read
Cannabis History

Consommation de cannabis dans l’AntiquitĂ©

Il existe de nombreuses preuves de l’utilisation du cannabis en Europe pour les fibres, la corde et les textiles qui remontent Ă  plusieurs millĂ©naires (Clarke et Merlin 2013:64–65); il existe Ă©galement des preuves archĂ©ologiques provenant d’Europe de l’Est (en Bulgarie) et d’Asie centraleth millenium BCE qui a rĂ©vĂ©lĂ© que dans l’AntiquitĂ© le cannabis a Ă©tĂ© fumĂ© pour l’ébriĂ©tĂ©. Les bourgeons seraient placĂ©s sur des pierres chaudes ou un brasero Ă  l’intĂ©rieur d’une structure simple, semblable Ă  une tente, en feutre, qui s’est ensuite remplie de fumĂ©e (Sherratt, 1991; 1995; Parpola 2015:53).

Comment les gens ont utilisé et abusé de drogues dans la GrÚce antique et Rome ...
Personnes consommant du cannabis en GrĂšce antique et Ă  Rome -
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Parmi d’autres dĂ©couvertes similaires, des matiĂšres de cannabis, presque certainement utilisĂ©es pour l’ébriĂ©tĂ©, ont Ă©tĂ© trouvĂ©es sur des sites de la province du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine (Jiang et al. 2006; Ren et al. 2019), datant du milieu du premier millĂ©naire av. J.-C., et en IsraĂ«l au sanctuaire judaĂŻte d’Arad, datĂ© du 8siĂšcle av. J.-C. (Arie et al. 2020).

Le premier rapport existant en Occident sur les effets du cannabis, bien connu, est celui de l’historien grec HĂ©rodote dans son Histories (1968:265–266), qui, vers 450 av. J.-C., a dĂ©crit des Scythes militants, sauvages et Ă©questres dans une rĂ©gion proche de la mer Noire qui inhalaient de la fumĂ©e de cannabis dans des tentes en feutre et « hurlaient de rire ».

MalgrĂ© le rapport des propriĂ©tĂ©s psychoactives du cannabis par HĂ©rodote et les comptes ultĂ©rieurs du monde des SĆ«fÄ«s radicaux des 12Ă  partir du Ăšme siĂšcle (comme racontĂ© dans un blog prĂ©cĂ©dent, « adical SĆ«fÄ« »), et bien que connu comme un mĂ©dicament dans le monde grĂ©co-romain classique, les effets psychoactifs du cannabis ont Ă©tĂ© Ă  peine connus en Europe jusqu’au milieu du XIXe siĂšcle.

La médecine du cannabis dans le monde gréco-romain

Les usages mĂ©dicinaux de la plante de cannabis Ă©taient bien connus des Grecs et des Romains. Pline (l’Ancien) (23–79 EC), le naturaliste romain et commandant militaire, connaissait le cannabis(Histoire naturelle 20.97), mais pas comme un en Ă©tat d’ébriĂ©tĂ©. Il a observĂ© qu’il poussait dans les bois (c’est-Ă -dire non cultivĂ©) et qu’il Ă©tait un mĂ©dicament. On dit que ses graines causent l’impuissance; il tue les parasites, engourdit la douleur des articulations exiguĂ«s, et installe l’estomac des animaux domestiques.

Dioscorides (40–90 EC), le mĂ©decin et pharmacien grec, connaissait Ă©galement le cannabis. Dans son travail en cinq volumes sur la phytothĂ©rapie (De MateriaMedica), il Ă©numĂšre deux sortes de cannabis, Kannabis agria et Kannabis emeros (Livre 3, 165 et 166; pp. 534–535). Il observe que Kannabis agria et Kannabis emeros sont utiles pour faire des cordes, des maux d’oreille, la « conception d’extinction », l’inflammation, et les articulations douloureuses.

Galen (Aelius Galenus) (129–vers210 EC), le grand auteur mĂ©dical et mĂ©decin de plusieurs empereurs romains, discute briĂšvement du cannabis dans son De Facultatibus Alimentorum (100,49). Il note qu’il est utile pour l’anti-flatulence et l’analgĂ©sie, et qu’un dĂ©sert de graines de cannabis mangĂ© par les Romains a causĂ© une sensation chaleureuse et agrĂ©able. Cependant, on dit que l’excĂšs de l’indulgence mĂšne Ă  la dĂ©shydratation et Ă  l’impuissance (Abel, 1982:33).

Médecine du cannabis en Grande-Bretagne

Le cannabis a continuĂ© d’ĂȘtre connu en Europe comme un remĂšde mĂ©dical tout au long de la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale (Abel 1982:109). Robert Burton, un ecclĂ©siastique anglais, a recommandĂ© le cannabis pour la dĂ©pression dans son Anatomie de la mĂ©lancolie, publiĂ© en 1621. Nicholas Culpepper Ă©crit dans son largement lu Complete Herbal (1653:91) que, »[Hemp] est si largement connu de toute bonne femme au foyer dans le pays, que je n’aurai pas besoin d’écrire une description de celui-ci. Comme d’autres mĂ©decins antĂ©rieurs, il enregistre son utilitĂ© pour la jaunisse, maux d’oreille, gonflement, toux, vers, et d’autres maux; mais il ne fait aucune mention de ses propriĂ©tĂ©s enivrantes. Lla New London Dispensary, publiĂ© en 1682, comprend Ă©galement des dĂ©coctions de graines de chanvre pour divers maux

(Lee 2012:22).

La découverte du cannabis par les Européens

L’un des premiers rapports dans une langue europĂ©enne sur les effets psychoactifs du cannabis a Ă©tĂ© par François Rabelais (1490-1553), qui avait traduit le Histoires d’HĂ©rodote avant d’écrire le roman Gargantua et Pantagruel (Jay 2011:77), dans lequel il s’enthousiasme pour l’utilitĂ© de la fibre de cannabis (qu’il appelle « pantagruelion »); il note Ă©galement la « iollity parfait » induite par le cannabis et certaines de ses applications mĂ©dicales.

Le premier avis substantiel dans une langue europĂ©enne des propriĂ©tĂ©s mĂ©dicales et psychoactives de la plante vient de deux mĂ©decins stationnĂ©s sur la cĂŽte ouest de l’Inde. Cristal Acosta, de Burgos en Espagne, Ă©crivit un traitĂ© sur la mĂ©decine et les mĂ©dicaments en 1578; Garcia d’Orta, du Portugal, a Ă©tĂ© le premier EuropĂ©en Ă  materia medica pour l’Inde, en 1563, intitulĂ© Coloquios dos simples e drogas he cousas medicinais da India, qui est devenu une source majeure d’information pour Linnaeus, le « Ăšr » de la classification moderne et botanique. d’Orta observe comment ses serviteurs sont rĂ©ticents Ă  travailler, Ă  avoir faim et Ă  rire aprĂšs avoir mangĂ© du cannabis, et comment les femmes sont particuliĂšrement sujettes Ă  ses effets aphrodisiaques (Wujastyk, 2002).

Le premier rapport important en anglais sur les effets psychoactifs du cannabis a Ă©tĂ© par le voyageur capitaine Thomas Bowery, qui a bu bhāáčŁg au Bengale et a publiĂ© un compte rendu dĂ©taillĂ© de son expĂ©rience et d’autres de celui-ci autour de 1680 dans un Compte gĂ©ographique des pays autour du golfe du Bengale. Fait intĂ©ressant — et comme nous l’avons vu dans un prĂ©cĂ©dent blog, « Cannabis Chemistry », Bowery note comment bhāáčŁg, « fonctionne selon les pensĂ©es ou la fantaisie de la Partie qui en boit la drinketh »(Abel 1982:116).

Recherche sur le cannabis au Bengale

Bien qu’il semble possible que William Shakespeare (1564-1616) ait Ă©tĂ© au courant des effets de la consommation de cannabis (Thompson, 2015), la connaissance en Europe moderne des effets psychoactifs du cannabis est principalement due Ă  des recherches menĂ©es par des chercheurs de Français et le mĂ©decin irlandais et chercheur pionnier sur le cannabis, William O’Shaughnessy, qui a rapportĂ© ses premiĂšres recherches en 1839 (Aldrich 2006:26). Il a observĂ© au Bengale de premiĂšre main les effets bien connus de l’intoxication au cannabis

William Brooke O’Shaughnessy — WikipĂ©dia
William O’Shaughnessy — WikipĂ©dia

(O’Shaughnessy, 1843) et a Ă©crit des rapports dĂ©taillĂ©s de ses diverses applications mĂ©dicales. Il ramena du cannabis en Angleterre et fit fabriquer une teinture de cannabis par Peter Squire, un pharmacien bien connu d’Oxford Street Ă  Londres (Regardie, 1968:69), qui produisit « l’extrait de Squire ».

Du milieu du XIXe siĂšcle jusqu’au dĂ©but de la prohibition en 1924, les prĂ©parations mĂ©dicales qui comprenaient le « chanvre indien » Ă©taient largement prescrites par les mĂ©decins occidentaux pour une sĂ©rie de maux (Mikuriya 2007:xv–xix). Entre 1840 et 1900, une centaine d’articles sur les applications thĂ©rapeutiques du cannabis ont Ă©tĂ© publiĂ©s dans des revues mĂ©dicales (Grinspoon et Bakalar, 1997:4).

Haschisch Ă  Paris: la connexion du Caire

La Français invasion de l’Égypte, dirigĂ©e par NapolĂ©on Bonaparte entre 1798-1801, introduisit ses soldats au haschich pour la premiĂšre fois ; NapolĂ©on n’approuvait pas. Certains des soldats sont retournĂ©s en France avec du haschisch (Lee 2013:27). AlertĂ© par ce mĂ©dicament, Jean-Jacques Moreau de Tours, psychiatre qui travaillait dans un hĂŽpital parisien, a infiltrĂ© le monde du hasishin au Caire et ramenĂ© d’Egypte un vert, prĂ©paration de pĂąte, dawamesc, qui contenait un mĂ©lange de haschisch et d’épices. Moreau de Tours a menĂ© de nombreuses expĂ©riences sur lui-mĂȘme et ses collĂšgues (Moreau de Tours, 1845). Il s’intĂ©ressait particuliĂšrement Ă  la monomanie, la « fixation mentale », une condition exposĂ©e par certains des patients Ă  l’hĂŽpital oĂč il travaillait, et pensait qu’il y avait des parallĂšles entre l’ivresse de haschisch Ă  haute dose et cette affection mentale.

Moreau de Tours introduisit par la suite dawamesc Ă  plusieurs littĂ©raires de Paris au Club des Hashischins, qui, entre 1845 et 1849, se rĂ©unissait chaque mois Ă  l’HĂŽtel Pimodan de l’üle Sainte-Louis, dans le centre de Paris. Parmi les habituĂ©s du club figuraient Victor Hugo, HonorĂ© de Balzac, Alexandre de Dumas, HonorĂ© Daumier, Paul Chenavard, GĂ©rard de Nerval, Jean-Jacques Pradier et son Ă©pouse Ferdinand Boissard de Boisdenier, Gustav Flaubert, Charles Baudelaire et ThĂ©ophile Gautier. De fortes doses de plusieurs grammes de haschisch ont Ă©tĂ© consommĂ©es dans un cadre somptueux, induisant des fantasmes extravagants chez les participants, dont plusieurs, dont Baudelaire (1969 [1860] ) et Gautier (1969 [1846] , a Ă©crit des rĂ©cits vivants de leurs expĂ©riences « hallucinatoires ».

Dans une lettre Ă  Baudelaire, Flaubert mentionne (1982 [1860] :21) qu’il a, « un excellent haschisch, prĂ©parĂ© par Gastinel, le pharmacien. Â» J. B. Gastinel Ă©tait professeur de pharmacologie au Caire et auteur d’ouvrages sur le haschich et l’opium (p. 22n.4). L’introduction du haschisch d’Egypte dans le monde des Ă©crivains et intellectuels Ă  Paris a influencĂ© non seulement les Parisiens, mais aussi, comme nous le verrons, d’autres visiteurs curieux de Grande-Bretagne et d’ailleurs.

La découverte du cannabis aux Etats-Unis

Cannabis aux Etats-Unis

MĂȘme si le cannabis avait Ă©tĂ© largement cultivĂ© aux États-Unis pourth la corde, le papier et les textiles depuis le 17Ăšme siĂšcle (Conrad 1993:24–36), ses propriĂ©tĂ©s psychoactives Ă©taient Ă  peine connues. Cependant, Ă  peu prĂšs au mĂȘme moment oĂč les effets du cannabis ont Ă©tĂ© explorĂ©s correctement par les EuropĂ©ens au milieu duXIXe siĂšcle, le premier rapport aux États-Unis sur les effets du cannabis a Ă©tĂ© publiĂ©. Bernard Taylor, poĂšte et journaliste, a racontĂ© ses expĂ©riences Ă  l’hĂŽtel Antonio Ă  Damas dans « a vision du haschi », un article paru dans Putnam’s Weekly en 1854, et par la suite dans son carnet de voyage, Terre des Sarrasins.Chemistry of Common Life de James Johnson, publiĂ© Ă  New York en 1855, contenait un chapitre entier sur le chanvre et le haschisch indiens (Jay 2011:97). Peu de temps aprĂšs cette publication, Fitz Hugh Ludlow, qui avait dix-neuf ans Ă  l’époque, curieux des merveilles de l’Est, a achetĂ© de la teinture de cannabis dans sa pharmacie locale. Il a Ă©crit sur ses expĂ©riences intenses, qu’il a publiĂ©es en 1857, dans ce qui est devenu un traitĂ© classique sur les effets psychoactifs du cannabis (Ludlow 2015).

La mĂȘme annĂ©e, John Bell, un mĂ©decin, a Ă©galement publiĂ© deux rapports de ses expĂ©riences avec le cannabis Ă  haute dose. Il rapporte (1857:212) que « toutes les idĂ©es de temps et d’espace ont Ă©tĂ© particuliĂšrement dĂ©concertĂ©es... toute la nature physique s’est rendue, sans autre lutte, Ă  la croyance la plus complĂšte et la plus complĂšte dans l’existence rĂ©elle de mille hallucinations. Bell croyait que le cannabis pouvait ĂȘtre un outil utile pour comprendre la folie.

Dans un article paru dans Harper’s Monthly de novembre 1883, H. H. Kane raconte avoir visitĂ© un repaire de haschich prĂšs de la riviĂšre Hudson et estime qu’il y avait environ six cents utilisateurs occasionnels de haschich Ă  New York. Il a attribuĂ© la propagation de l’habitude Ă  la communautĂ© d’immigrants grecs (Jay 2011:102).

Haschisch utilisé par les ésotéristes aux Etats-Unis

Il est intĂ©ressant de noter que le haschich a Ă©tĂ© utilisĂ© par certaines des figures les plus importantes et les plus anciennes de l’ésotĂ©risme occidental. L’AmĂ©ricain Paschal Beverly Randolph (1825-1875), un maĂźtre spiritualiste, occultiste et autoproclamĂ© de la « magie du sexe », dĂ©couvrit le haschich en France en 1855. Il en est devenu le plus grand importateur aux États-Unis et a fondĂ© la premiĂšre branche de l’ordre rosicrucien en AmĂ©rique du Nord. Au cours de ses tournĂ©es de confĂ©rences, il a fait du faucon avec ses Ă©lixirs de cannabis faits maison comme des « ovigorant » et comme toniques sexuels. C’est en grande partie grĂące Ă  Randolph que le haschich est entrĂ© dans les cercles spiritualistes aux États-Unis (Lee 2012:34). Randolph a Ă©galement Ă©tĂ© le premier auteur Ă  intĂ©grer clairement les pratiques sexuelles dans un systĂšme de « agi » Ă©sotĂ©rique (Pasi 2019:211).

La flamboyante immigrante russe Madame Helena Blavatsky (1831-1891), avec le colonel Henry Steel Olcott (1832-1907) et d’autres, fonda la Theosophical Society Ă  New York en 1875. Blavatsky fumait rĂ©guliĂšrement du haschisch mĂ©langĂ© au tabac, qu’elle dĂ©couvrit probablement lors de ses voyages en Égypte dans les annĂ©es 1850 (Jay 2011:102). Un systĂšme de spiritualitĂ© mĂ©taphysique dĂ©veloppĂ© principalement par Blavatsky, ThĂ©osophie a Ă©tĂ© trĂšs influent en Inde au dĂ©but du20Ăšme siĂšcle. En 1907, Annie Besant (1847-1933) devient prĂ©sidente de la SociĂ©tĂ© thĂ©osophique; elle devient ensuite prĂ©sidente en 1917 du CongrĂšs national indien, qui fait campagne avec succĂšs pour l’indĂ©pendance de l’Inde. Plusieurs dirigeants Ă©minents du mouvement indĂ©pendantiste indien, dont mahatma Gandhi et Jawarharlal Nehru, qui sont devenus le premier Premier ministre indĂ©pendant de l’Inde, de 1947 Ă  1964, Ă©taient thĂ©osophistes (voir Lubelsky 2012).

Haschisch utilisé par les ésotéristes en Grande-Bretagne

Aleister Crowley (1875-1847), l’archiscaliste et Ă©sotĂ©risque des 20siĂšcle, qui est devenu connu dans la presse populaire britannique comme « 'homme le plus mĂ©chant dans le mond » en raison de sa sexualitĂ© promiscuitĂ© et sa consommation de drogues, apprĂ©ciĂ© le haschich (et d’autres drogues), qu’il a probablement utilisĂ© pour la premiĂšre fois au Caire en 1904 (Booth 2000:183). Il avait lu le rĂ©cit de Ludlow de ses expĂ©riences avec la teinture de cannabis et a Ă©crit sur les effets gĂ©nĂ©raux de la drogue (Regardie 1968:93–152). Il a Ă©galement traduit la description extraordinaire de Baudelaire de ses expĂ©riences et a Ă©crit une introduction Ă  cet essai (Regardie 1968:153–210). Ces dĂ©libĂ©rations, intitulĂ©es The Psychology of Hashish, sont devenues un rĂ©cit fondateur des effets du cannabis bien dans les annĂ©es 1960 (Booth 2000:241).

William Butler Yeats (1865-1939), le poĂšte irlandais qui a reçu le prix Nobel de littĂ©rature en 1923, s’intĂ©ressait Ă©galement Ă  la thĂ©osophie et Ă  l’occulte. Il a d’abord essayĂ© le haschisch Ă  Paris. Yeats devint membre de l’Ordre de l’Aube dorĂ©e, une organisation qui explora l’occultisme et l’ésotĂ©risme, et en 1890, avec Ernest Rhys, fonda un club de poĂ©sie, le Rhymers' Club, qui se rĂ©unissait pĂ©riodiquement Ă  Londres au Ye Olde Cheshire Cheese Pub Ă  Fleet Street et au CafĂ© Royale.

Le poĂšte et romancier Ernest Dowson (1867-1900), membre du Rhymers' Club, utilisa le haschich jusqu’à sa disparition, tout comme l’écrivain et diffuseur Algernon Blackwood (1869-1951), un autre membre de l’Ordre de l’Aube dorĂ©e, dont il a tissĂ© l’expĂ©rience du haschich dans un article de journal et une nouvelle, L’invasion psychique (Jay 2011:102).

Conclusion

Bien que, comme nous l’avons soulignĂ©, le cannabis ait Ă©tĂ© explorĂ© Ă  des fins rĂ©crĂ©atives de maniĂšre limitĂ©e par divers groupes Ă  Paris, Londres et New York, Ă  partir du milieu duXIXe siĂšcle, ce n’est que dans les annĂ©es 1960 que les effets psychoactifs du cannabis sont devenus plus connus.

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Raccourcis