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10 conseils d’hygiène pour votre chambre de culture de cannabis médicinale

Vous cultivez du cannabis à des fins médicinales ? Pour vous-même ou pour une personne qui vous est chère ? Cet article a pour but de vous aider à prendre les mesures nécessaires pour que votre jardin respecte les normes d’hygiène que l’on peut attendre des jardins qui fournissent des produits médicinaux.

J’ai vu énormément d’espaces de culture dans ma vie. Souvent, les cultivateurs en sont extrêmement fiers. Pourtant, je repère régulièrement des problèmes, ce qui m’a permis de rassembler quelques conseils qui devraient vous être particulièrement utiles.

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Photo par Mandy Gosselin

1. Veillez à la propreté du sol

Alors qu’en extérieur, le sol est généralement couvert d’herbe et de feuilles, ce n’est pas idéal pour les plantes de cannabis d’intérieur destinées à un usage médicinal. Les débris végétaux morts et en décomposition sont un facteur d’infections et de maladies des plantes. En ramassant régulièrement les feuilles mortes et en passant un léger coup de balai au moins une fois par semaine, vous éviterez les parasites. Mettez les feuilles ainsi ramassées dans votre compost afin de les réintroduire dans le sol pour une prochaine culture. Le cycle de la vie.

2. Mettez des filtres sur votre prise d’air.

Je ne saurais trop insister sur ce point. Si vous faites entrer de l’air directement depuis l’extérieur, il est fondamental d’utiliser des filtres à l’entrée de la canalisation d’admission. D’abord, vous prolongerez ainsi la durée de vie de votre ventilateur. Ensuite, vous éviterez les insectes. Enfin, si vous puisez de l’air à l’intérieur-même de votre maison et que vous le redirigez vers votre chambre de culture, un filtre est également nécessaire : il capturera les cheveux et les cellules mortes avant qu’ils ne rentrent en contact avec vos plantes.

3. Portez un masque et un filet à cheveux.

Que vous en ayez marre ou que vous vous y soyez fait, le masque est une bonne chose. Il permet de protéger vos plantes des bactéries et d’autres saletés…. Si vous cultivez pour une personne dont le système immunitaire est affaibli, par exemple par un cancer ou la maladie de Crohn, le masque peut s’avérer très important.

4. Veillez à la propreté de vos vêtements.

Vous pouvez penser que vous êtes propre parce que vous êtes à peine sorti, mais êtes-vous sûr qu’aucun insecte ne s’est posé sur vous ? Êtes-vous sûr que vous n’avez pas frôlé un buisson sur le bord de la route et que vous n’avez emporté une araignée rouge ou des spores de moisissure ? De la paranoïa ? Non, une bonne évaluation des risques plutôt. Porter une combinaison que vous utilisez uniquement pour votre espace de culture est un excellent moyen d’éviter les contaminations externes.

Certains employeurs du milieu du cannabis dans certains États américains m’ont dit qu’ils devaient prendre une douche entre les différentes zones de l’installation pour s’assurer qu’il n’y a absolument aucune contamination croisée. Cela vous semble extrême ? Pour moi, c’est cohérent. Appliquez ce conseil, surtout si vous avez un chien ou si vous aimez les promenades à la campagne. Et changez aussi de chaussures ! Ce n’est pas excessif, loin de là. Prudence est mère de sûreté.

5. Lavez votre équipement entre chaque utilisation. Désinfectez votre espace entre chaque cycle.

Arrosoir, seringues, tubes – il faut soigneusement nettoyer votre équipement après chaque utilisation. Empêchez les sels de s’accumuler dans votre pichet doseur, ou vous risquez d’interférer avec la dose que vous donnez réellement à vos plantes. Laisser les aliments organiques moisir à l’air libre pendant une semaine peut entraîner la formation de moisissures et de bactéries anaérobies qui peuvent entraîner des problèmes de pH et d’immunité des plantes. Remettez les couvercles sur vos bouteilles, sinon l’eau dans laquelle les nutriments sont en suspension va s’évaporer, et la concentration du produit va augmenter, ce qui signifie que vous commencerez à surdoser vos plantes sans le vouloir. Ces quelques règles sont vraiment fondamentales. Vos plantes vous en remercieront.

Comme pour le matériel entre chaque utilisation, nettoyez votre pièce entre chaque culture. Cela semble simple, mais on oublie souvent de le faire, et il peut se passer jusqu’à la troisième semaine de floraison avant qu’un problème que vous pensiez avoir éliminé lors de la dernière culture ne refasse surface. Prenez le temps de tout nettoyer, y compris les murs ; enlevez les pales du ventilateur mural et nettoyez-les aussi.

6. Calibrez régulièrement vos appareils de mesure.

Arrêtez de croire qu’ils sont parfaits si vous ne les avez pas calibrés. Il est essentiel de veiller à ce que votre sonde pH reste en bon état. Il s’agit d’une pièce d’équipement scientifique, et elle doit être traitée comme telle. Si vous ne l’avez testée qu’au début de la culture et que vous en êtes maintenant à la sixième semaine de floraison et que vous vous demandez pourquoi les choses ne vont pas bien, cela peut être une raison. Je vous conseille de ne pas acheter les sondes et les compteurs bon marché, car ils se désajustent très vite. Idéalement, il faut remplacer certains éléments de mesure comme la sonde pH tous les ans, car ils ne sont pas éternels. Veillez à conserver votre sonde pH dans une solution de KCl (chlorure de potassium) après chaque utilisation pour en prolonger la durée de vie.

7. Effectuez des inspections de routine des parasites et des agents pathogènes.

Inspectez vos cultures. Retournez les feuilles, pas seulement celles de l’extérieur mais aussi celles de l’intérieur. Une détection précoce peut réduire les pertes, voire sauver une récolte. Le cycle de reproduction de certains agents pathogènes est très court, d’où une prolifération extrêmement rapide. Il est vraiment important de faire preuve de diligence. Si vous ne disposez pas d’un livre de diagnostic des parasites et des problèmes liés au cannabis, procurez-vous-en un. Il pourrait vous éviter bien des tracas. Vous pouvez mettre en place une pulvérisation de savon insecticide non toxique une fois par semaine dans le cadre d’un programme de gestion interne des parasites (IPM). Vérifiez les tiges, les sommets et le dessous des feuilles. Apprenez à connaître les parasites courants du cannabis avant de les rencontrer, et vous saurez à quoi vous attendre. Soyez prêt à toute éventualité.

8. Changez vos ampoules tous les deux ans (si elles ne sont pas à LED)

Vous ne pouvez pas attendre les mêmes résultats, en termes de teneur en cannabinoïdes et en terpènes, si vos ampoules sont passées de mode, même si vous cultivez la même variété à partir d’une bouture, récolte après récolte. Les ampoules HPS n’ont qu’une durée de vie limitée. Les éléments qu’elles contiennent et qui contribuent à leur spectre lumineux s’altèrent avec le temps et l’usage, et ce assez rapidement. Oui, elles ont l’air brillantes, mais mettez une ampoule neuve à côté d’une ampoule qui a déjà servi pour deux récoltes, et vous remarquerez la différence. Ne faites pas d’économies sur ce point. Les ampoules sont assez bon marché pour être remplacées. Mais la qualité à un prix, donc si vous achetez une ampoule bon marché, ne vous attendez pas à des miracles. Les médicaments à base de cannabis standardisés doivent être testés de manière presque identique d’une culture à l’autre, quelle que soit la période de l’année. Le maintien d’un spectre lumineux et de lumens corrects en fait partie intégrante.

9. Utilisez de l’eau osmosée (sauf si votre eau est une eau minérale naturelle).

L’eau du robinet diffère d’un endroit à l’autre et d’un pays à l’autre. Par exemple, en Angleterre, l’eau peut atteindre 0,6 ou 0,8 EC, ce qui est très élevé, alors qu’au Pays de Galles, l’eau est à 0 EC et donne des produits impeccables. Le problème d’une EC ou d’une PPM élevée est que vous devrez réduire la quantité de nutriments dont vous alimentez vos plantes pour tenir compte des éléments déjà présents. Idéalement, utilisez donc un produit à base de calcium et de magnésium, car l’eau osmosée élimine tous les nutriments et minéraux de l’eau, ce qui en fait une toile vierge sur laquelle vous pouvez travailler.

10. Contrôlez l’environnement en général.

Le contrôle des diverses variables environnementales maximisera vos rendements. La température, l’humidité, le CO2, la lumière et même l’alimentation peuvent être contrôlés avec la bonne technologie. Il existe sur le marché une sélection croissante de matériel fonctionnant avec des ventilateurs AC ou EC. Vous devez choisir le bon type de matériel en fonction de votre équipement, y compris les puissances nominales. Cela vous économisera une grande partie du stress lié au processus de culture. Au lieu de consacrer votre attention à vos plantes, consacrez-la à votre équipement, lequel prendra lui-même soin de vos plantes mieux que vous ne le feriez vous-mêmes.

Les informations concernant la culture du cannabis sont destinées aux clients résidant dans des pays où cette activité est autorisée par la loi, ou à ceux bénéficiant d’une autorisation spécifique. Nous encourageons nos lecteurs à connaître et à toujours respecter sur la législation en vigueur dans leur pays.

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